En clair · Gouvernance & décision

La quatrième posture : ne rien décider.

Dessin de presse : un comité de direction reste assis sans rien décider devant trois portes (statu quo, hybride, souverain), pendant qu'une trappe s'ouvre sous les fauteuils et que l'ordre du jour « souveraineté des données » est reporté.
Visuel IARH Consulting · En clair : « La quatrième posture. Ne rien décider. ».

En clair : nous prenons un sujet sérieux et nous le disons crûment. La satire vise la situation et le discours, jamais les personnes. La version rigoureuse et sourcée est juste ici.

Face à la souveraineté de vos données, on vous présente trois postures sérieuses : le statu quo éclairé, l'hybride, le souverain intégral. Chacune a son coût, son délai, son profil. Mais il en existe une quatrième, jamais inscrite à l'ordre du jour. Traduisons-la.

Son nom officiel : « nous restons vigilants. »

Ce que ça veut dire : nous ne décidons rien, et nous appelons ça de la prudence.

Son coût affiché : zéro. C'est précisément ce qui la rend irrésistible en comité.

Son coût réel : celui de la migration d'urgence, le jour où l'incident force la main. Multiplié par la panique, divisé par le temps qui manque.

Cette posture a un grand avantage : elle ne se vote pas. On ne lève pas la main pour ne rien faire, ça se fait tout seul, par report. À la réunion suivante, le point « souveraineté des données » est toujours là, fidèle au poste, jamais tranché.

Les trois vraies postures ne s'opposent pas en théorie. Elles s'opposent en calendrier. Et la quatrième, celle du sursis permanent, gagne par défaut tant que personne ne décide.

L'absence de décision est une décision. Sur trois à cinq ans, c'est juste la plus chère.

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